Me voilà 15 jours après mon accident, toujours avec mes pansements, mes blessures, bien qu' amoindris sont visibles...
Je recommence à plier les genoux presque normalement en essayant de laisser de coté la douleur qui persiste, je me force de faire les gestes basiques du quotidien. Mes mains aussi ont souffert, je garde une douleur au niveau du poignet droit ainsi qu'une plaie à l'autre main juste à l'endroit de la jointure main poignet. Cette plaie qui ne se résorbe pas vite me fait ressentir une douleur certes mais de plus me force à mal positionner mon poignet qui du coup prend une mauvaise habitude en effet au lieu d'être droit il dessine un arc de cercle. J espère que c'est uniquement à cause de cette plaie et que je n'ai rien de caché, pas de fracture, pas de fêlure...
Voici donc 15 jours et je n'ai pas réussi à dormir une nuit complète, cette douleur demeure mon ennemie.
Je suis fatigué mon corps le sait, mais le sommeil reste plus faible que cette souffrance, je suis fatigué et je ne dors pas ou peu.
Mon anniversaire est passé, 27 années ont sonnées, je m'en souviendrait de cette année, de ce jour, de cet instant, de ce moment.
Comment caché aux autres ce qu'on ressens quand on fait telle ou telle chose, quand se sont des choses de tous les jours et qu'ils sont là, et qu'ils me voient?
Ce week end j'étais invité, une invitation faite il y a déjà quelque temps, j'y répondrai négativement faute de santé satisfaisante. Elle ne comprends pas, elle me le reproche, je n'en suis pour rien, cela ne m'agace pas, cela me blesse; sur que j'aurais préféré être avec elle ces jours-là que seul chez moi dans ce état. A l'écoute des mots qu'elle me balance, j'ai mal mais pas de ces blessures tenaces de cet accident idiot non mais de ce qu'elle lance sans savoir de quoi elle parle sans savoir ce que je ressens, mon c½ur voudrait pleurer, mon corps est bien trop faible pour cela encore une fois je ne dormirais pas.
Nous sommes dimanche mes parents rentrent chez eux après m'avoir beaucoup aidés pendant ces deux semaines, ils prennent la route du retour en me laissant là.
J'ai froid, mon être tremble, j'ai peur des questions me hantent, j'ai des doutes et si en temps normal je blague, je rigole, je chante, je souris, je charrie, je suis moi, c'est pour oublier que dans ce monde tout ne tient qu'a un fil, l'amour comme la vie.
Si l'enfance a été courte et que maintenant je suis mort, c'est parce que j'ai volontairement passer à autre chose.
Si j'ai trop tôt connu la dureté de vivre c'est que mon entourage était faible, pauvre maman qui à tout fait pour que jamais je ne me sente mal et que malgré cela, le corbeau me rattrape.
Oui j'ai vécu la mort pas comme chacun de vous entends ce terme mais j'ai cessé de vivre et je suis devenu un autre. Je ne crois pas qu'on change mais qu'on évolue en pire ou en mieux au fil de l existence; je suis simplement devenu un autre.
Il est midi en ce jour dominical et j essaie comme je le peux de tuer le temps.
Le téléphone sonne, mes parents viennent d'arriver chez eux!
Je me pose des questions, car j'ai jamais tenu à quelqu'un comme je tiens à elle, je me pose des questions car je crois qu'elle ne me comprends pas, je me pose des questions car je sais qu'elle voudrait être avec moi plus souvent mais que le contexte fait que cela ne se fait pas.
Je voudrais que tout soit facile, je voudrais marcher main dans la main n'importe ou avec elle, aller ici et là, nous montrer au grand jour et dire merde aux cons; hélas on ne peut pas sans s exposer à la dure réalité qui serait fatale, la différence nous force à nous cacher.
Mon bébé comprends moi, mon bébé aime moi, mon bébé souris moi, dis moi que tu m'aimes, arrête de penser qu'on est loin l'un de l autre, regarde en toi et tu verras je suis là, prends du recul, prends ton mal en patience le temps passe vite et bientôt on sera ensemble mais je t'en prie mon ange fais attention à tes allocutions qui font mal parfois. Hier, quand tu me dis que je n'ai pas voulu venir partager ce week-end avec toi et que toi tu m'aimes plus parce que tu fais tout pour passé du temps avec moi, cette phrase m'a fait de la peine, beaucoup de peine et moi qui réfléchie souvent trop ,je me dis et si en fait notre lien n est pas celui qu'on croit, et si on était pas fait pour vivre ensemble. Il est normal de se poser des questions surtout quand c'est pour une décision si importante, il est encore plus normale que je ne veux en aucun cas que ta vie ne soit pas celle que tu mérite, je ne veux pas que tu souffre et pas te faire souffrir mon ange.
Ça fait mal de vivre sans toi, mais d avantage de savoir que tu ne seras jamais épanouie avec moi, alors je veux te dire mon ange que oui je t'aime comme j'ai jamais aimé personne mais je ne veux pas de ton c½ur si tu ne vis pas la vie que tu dois vivre.